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 Wǒde hǎo māma...

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MessageSujet: Wǒde hǎo māma...   Sam 23 Fév 2013 - 18:42

« Wǒde hǎo māma, xiàbān huí dào jiā, láodòng liǎo yītiān. Duōme xīnkǔ yā! Māma māma kuài zuò xià! [...] Qǐng hē yī bēi chá. Ràng wǒ qǐng qǐng nǐ ba, [...] wǒde hǎo māma. »
Ma chère maman, tu rentres du travail, harassée par une longue journée de labeur. Que c'est épuisant! Maman, assis toi vite. Bois donc une tasse de thé. Laisse moi prendre soin de toi, ma chère maman.


Il faisait frisquet. L'ancienne sénatrice s'était enveloppé dans un châle qu'elle avait trouvé auparavant sur l'île. Elle se demandait sans arrêt à qui il aurait pu appartenir. Son ex-propriétaire pouvait bien être morte à ce moment même. Était-ce une victime du crash ou une étudiante? Elle secoua sa tête pour en sortir ces idées macabres. En tout cas, ce tissu lui tenait chaud et l'empêchait d'avoir la chair de poule à chaque fois que le vent soufflait.

Elle tenait d'une main ses escarpins beiges, qui étaient vite devenus beigeasse depuis qu'elle était sortie du bunker, et de l'autre l’extrémité du châle sur son épaule. Elle marchait donc pieds nus sur le sable, l'eau salé amenée par les vagues s'infiltrant entre ses orteils. La matinée s'annonçait longue, Cameron leva sa tête vers le ciel pour voir le parcours du soleil. Elle avait du mal à le voir, la brume qui entourait l'île faisait office de cache entre le ciel et la terre. On avait l'impression d'être dans un autre monde ici, une sorte d'enfer mais en plus doux. Mais heureusement, l'après midi, le brouillard se dissipait un peu et la lumière faisait son apparition. Quelques fois elle était accueillit par des "Ah" et des "Oh" d’exclamation tant elle était attendue. Actuellement, elle pouvait donc voir qu'un faible halo, mais la position de celui-ci lui signifiait qu'il ne devait qu'être sept heure.

Elle avait laissée derrière elle les survivants, il y en avait qui étaient affamés. Elle se sentait mal quand elle était avec eux. Elle avait l'impression de les trahir. Elle ne pouvait comprendre leur douleur suite au crash mais elle était forcée de leur faire croire qu'elle la ressentait aussi. Elle était un imposteur. Il n'était pas rare qu'elle s'éloignait du groupe pour faire disparaître ce sentiment de culpabilité qui la rongeait.

Noyée dans ses remords, elle ne vit pas tout de suite la scène qui se déroulait non loin d'elle. Un jeune garçon, perdu, cherchait quelque chose sur le sable. Cameron ne le vit qu'après être passée devant lui. Elle s'arrêta et retourna sur ses pas. Elle finit par s'accroupir devant l'adolescent, le regardant affectueusement. Il était mignon, il ressemblait à un petit bébé et ceux malgré son âge et sa taille. Elle lui offrit un grand sourire, passant ses doigts sous son menton rose pour relever sa figure.

« Tu cherches quelque chose? »

Il ne semblait pas la voir, comme si un voile cachait ses yeux. Elle passa sa main devant eux mais ils ne réagirent pas. Le jeune homme n'était pas inconscient, la preuve il bougeait et tâtonnait... Une lourde réalité s’abattit sur elle tel un éclaire sur le sol humide d'une nuit d'été... Mais elle ne fît aucune remarque, ne voulant pas le mettre mal à l'aise.

« Viens, lève toi. »

Elle s'exprimait dans un coréen fluide et même si elle n'était pas originaire de ce pays de prêt ni de loin elle savait reconnaître ses habitants. Il avait ce quelque chose au visage qu'ils ont tous... Comme elle a ce petit truc que les Taiwanais ont. "L'Homme est comme un chien"... Il y a des Dalmatien, des Labradors et des Croisés mais sauf qu'ils sont appelés Égyptiens, Brésiliens et Métisses. "L'Homme est un animal". Beaucoup de gens ont tendances à l'oublier... Cameron s'était vite fait à cette vérité. En science il y a deux grandes espèces vivantes et non trois: les végétaux et les animaux.

Elle posa ses chaussures sur le sable doré et passa ses mains sous les aisselles de l'inconnu. Elle le souleva et dès qu'il fût sur pied elle lui offrit un nouveau sourire. Elle replaça ses cheveux qui étaient en vrac d'un geste maternel, elle en profita pour frotter son front à l'aide de son pouce comme les mamans attendries font, puis se pencha pour enfiler ses souliers. Elle se redressa, l'observant de plus prêt.

« Tu es tout maigrichon! Un grand garçon comme toi devrais être fort! On va chercher à manger, d'accord? Puis ensuite tu me diras pourquoi tu étais là. C'est dangereux par ici... Tu ne devrais pas venir seul tu sais? »

Elle scruta rapidement le lourd collier qu'il portait. Elle en déduisit qu'il était étudiant et comme tout les autres il était tombé ici grâce à la fameuse supercherie que montaient les écoles. Il n'y avait aucun symbole sur le pendentif... Il faisait partit de ceux qui n'avait pas de binôme, ceux qui devait apprendre à ce débrouiller seul. Elle avait l'impression qu'ils tournaient tous dans un mauvais remake de Saw. Elle ne pût s'empêcher de lui caresser la joue pour le rassurer, elle s'en voulait de faire partit de ce qui avait participé à ce projet... C'était à cause d'elle si il s'était retrouvé ici, perdu sur cette plage.

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MessageSujet: Re: Wǒde hǎo māma...   Dim 24 Fév 2013 - 12:16

    Adossé à un arbre, j’ouvre lentement les yeux. Je me suis sûrement assoupi quelques heures, j’étais vraiment fatigué. Je cligne plusieurs fois des paupières comme pour m’accoutumer à la lumière qui agresserait mes yeux, mais ce n’est pas le cas. Je ne vois absolument rien autour de moi, tout est noir. Alors la lumière je ne la vois pas. Depuis huit maintenant, je vis dans le noir à longueur de journée. Je me redresse lentement et je tâtonne autour de moi. Je sais que Kafka était à côté de moi avant que je ne m’endorme. Il était allongé juste à côté, mais il n’est plus là. Ou peut-être qu’il est un peu plus. Il ne se serait pas éloigné ? Il reste toujours près de moi d’habitude et ce depuis que je l’ai. Il a été éduqué pour être chien guide et porter assistance à son maître, soit moi. Je l’appel d’une petite voix, mais je n’ai aucune réponse. Pas même un bruit qui pourrait m’indiquer qu’il est tout près. Je me relève prudemment et je tâtonne pour ne pas rencontrer d’éventuels obstacles. Quand Kafka est avec moi, je n’ai pas cette crainte de prendre quelqu’un ou quelque chose de plein fouet, car il a pris l’habitude de marcher juste devant moi, alors je n’ai rien à craindre. Je suis toujours un peu perdu quand il n’est pas dans les environs. Cela fait sept ans qu’il est à la fois comme mon meilleur ami et mes yeux. Aux yeux des autres il n’est peut-être qu’un chien, mais je ne le considère pas comme un simple animal. Il est très intelligent malgré son côté joueur et toujours à réclamé des câlins. Avec lui je me sens en sécurité, il n’est pas méchant mais je sais que si quelqu’un devait s’en prendre à moi il interviendrait. Du moins je pense. Je me sens très complice avec lui. C’est fou comme un simple animal peut changer le quotidien des gens comme moi. Ceux qui ont perdu la vue ou qui sont nés avec cette cécité. Alors inévitablement, quand Kafka n’est pas là, j’ai tendance à un peu paniquer. Heureusement qu’il est avec moi sur cette île. Je n’ose même pas imaginé dans quel état je serais, s’il était resté … Là-bas. Quand je me suis réveillé pour la première fois sur cette île et que j’ai entendu des aboiements familiers, je me suis senti … Rassuré ? Oui, en quelque sorte. Je me réconforte en me disant que ma situation sur l’île pourrait être pire, s’il n’était pas avec moi. Ça m’aide à prendre nos captivité sur l’île avec un peu plus d’optimisme, si cela est possible bien entendu. Peut-être que nous nous échapperons un jour, qui sait ?

    J’avance toujours lentement en tâtonnant un peu et j’appelle l’animal, qui ne daigne pas pointer le bout de son museau. Je ne sais pas comment je m’y prends, mais j’arrive à trébucher et à me retrouver les genoux sur le sol. Sur du sable plus exactement et j’entends le bruit de la mer. Je dois sûrement être près de la plage. J’aime bien venir ici, c’est apaisant d’entendre le chant de l’eau, je trouve. Mais pour le moment mon esprit est trop occupé par la disparition de Kafka et si … Et s’il lui était arrivé quelque chose ? À cette pensée les battements de mon cœur s’accélèrent, je panique. Je n’arrive pas à garder mon calme. Je veux le retrouver. Je m’apprête à me relever, mais je n’en ai pas le temps. Quelqu’un saisit mon menton pour relever mon visage. Je n’ai entendu personne arrivé, sûrement trop occupé à m’imaginer le pire sort pour Kafka … Je panique un peu, mais le ton de sa voix est plutôt rassurant. C’est une femme qui est près de moi. D’âge mûr je dirais, elle n’a pas une voix d’adolescente. Ce ne sont que des suppositions, mais j’ai appris à être attentif à certains détails depuis que je suis aveugle. Des détails auxquels on ne fait pas attention, quand la vue nous donne toute les informations nécessaires sur notre interlocuteur.

    - Oui, je cherche mon chien … répondis-je simplement.

    Elle doit trouver ça étrange que je cherche un chien. Je dois bien être l'un des seuls à avoir débarqué avec un animal. Il était avec moi dans le bus en partant pour le voyage, car j'ai besoin de lui partout où je vais, j'imagine que c'est pour cela qu'il est ici, lui aussi. Mais même si elle trouve cela étrange, pour moi c'est tout à fait normal, alors je ne précise rien, ni qu'il est mon chien guide, ni que je suis aveugle, elle le découvrira bien assez tôt. Je ne me méfie pas vraiment d’elle. Elle n’a pas l’air méchante et puis de toute façon … Je ne sais pas me méfier des autres, c’est comme ça. Elle m’aide à me relever. Je sens ses mains dans mes cheveux, ses gestes sont prévenants et doux … Pourquoi je la croirai méchante ? Elle a plutôt l’air de se faire du souci pour moi. Comme à chaque fois que je rencontre quelqu’un pour la première fois, j’aimerai pouvoir voir son visage … En général, le physique peut inspirer confiance ou au contraire inciter la méfiance. Moi, je ne peux pas m’aider de cela. Je dois me fier à une voix, à des gestes qu’on pourrait avoir envers moi ou des odeurs … Je ne sais jamais vraiment à qui j’ai affaire.

    Je ne la connais pas, ça j’en suis sûr, sa voix m’est totalement inconnue. Pourtant elle est si gentille avec moi. Je l’imagine avec un visage aux traits doux et qui inspire tout de suite confiance, un grand sourire aussi, elle est bienveillante avec moi, je ne vois pas visage autrement qu’illuminé par un sourire. C'est amusant parfois de m’imaginer des visages, mais ce serait tellement plus simple si je pouvais voir … Un petit sourire se dessine sur mes lèvres, comme pour la remercier.

    - Non. Je dois continuer de chercher Kafka. Il lui est peut-être arrivé quelque chose sur cette île. Quand on était … Là-bas, il ne me quittait jamais.

    Par « là-bas », j’entends avant que nous ne soyons embarqués sur cette île. Elle est gentille de me proposer d’aller manger quelque chose avec elle, mais je ne serai pas tranquille tant que je n’aurais pas retrouvé Kafka. J’ai besoin de lui pour me sentir en sécurité, pour moi il n’est pas qu’un chien …



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MessageSujet: Re: Wǒde hǎo māma...   Lun 25 Fév 2013 - 12:00

Un chien? Quelqu'un était venu avec un chien? Cameron n'était absolument pas au courant. Elle était triste pour ce jeune garçon. Quelque chose la détruisait de l'intérieur petit à petit. Il était aveugle et il était là. Son chien guide avait disparu et maintenant il était seul. Elle déglutit discrètement, repassant ses mains dans les cheveux de l'adolescent. Elle le regarda avec tant de tristesse... C'en était désolant. Sans qu'elle y réfléchisse d'avantage elle le serra contre elle. Elle le berça avec soin, tentant de le rassurer.

« On va le retrouver ton chien, disait-elle d'une voix douce, ensemble, on va le trouver. Et ensuite, on ira manger. Viens avec moi. »

Elle s’imaginait le pire pour l'animal disparu et pour l'avenir de son maître attristé. Et si ils retrouvent un cadavre ragoutant d'un chien sale? Oh non... Qu'allait-elle dire à ce petit? Elle le voyait comme un enfant et on n'annonce pas à un enfant aussi durement que son chien est mort! Elle redoutait déjà cet instant, qui heureusement n'arrivera jamais.

Elle recula, prenant sa main tremblante. Ils commencèrent à marcher sur le sable, vers le nord de l'île et ses sinueux sentiers. Elle ne voulait surtout pas qu'il aille prêt de l'avion, même si son chien pouvait y être, et elle trouvait que ces petites routes étaient un bon coin de promenade, surtout pour un quelconque animal. Ils mirent un certain temps avant d'arriver à cette destination et entre-temps la jeune femme s'arrêtait pour ramasser quelques bais et bananes. Elle enveloppait ces fruits dans son châle qu'elle avait aussi retiré. Elle détestait avoir les mains sales... Mais pour lui, elle n'avait pas le choix d'aller les cueillir elle.

Combien d'heures étaient passés jusqu'à ce qu'ils arrivent là bas? Le soleil avait bien avancé dans sa course journalière mais vu la température, il n'était pas encore l'après-midi. L'estomac de Cameron grogna. Elle rougit un peu. Malheureusement, elle ne pouvait pas manger les fruits qu'elle avait recueillit. Il fallait retourner à la plage pour les laver avant de les dévorer.

Tandis qu'ils marchaient, la jeune femme faisait de drôle de bruits avec sa bouche pour attirer le chien. Des "kkkk" des "bububup" des "tsitsitsi" ou encore des "kafkakafkakafkaaa" et ce sans s'arrêter... Ses efforts finirent par payer et une boule blonde ondulée avec un museau noir fit son apparition devant eux. Elle sauta sur le garçon, cherchant certainement des caresses.

« Eh bien! Le voila ce fugueur! N'est-ce pas gros coquin? »

Sa dernière phrase s'adressait au chien bien évidement. Elle tapota gentiment sa tête puis regarda son maître qui semblait heureux d'avoir retrouvé "ses yeux". Elle reprit sa main, par pur précaution et serra de l'autre son châle remplit de nourriture contre sa poitrine. Ils refirent le chemin inverse, à trois cette fois.

Elle les trouvait trop mignon, Kafka et son maître. Elle ne connaissait pas son nom mais elle n'osait pas lui demander, ça lui semblait indiscret. Durant la route, il réussissait à "surveiller" son chien alors qu'il ne pouvait même pas voir ses faits et gestes! C'était très impressionnant! Il y avait une grande complicité entre ses deux là, elle le sentait.

Ils arrivèrent à la plage, il faisait déjà un peu plus chaud. Elle laissa les deux copains ensemble, leur disant qu'elle allait nettoyer les fruits. Elle les aimait bien, ils étaient amusant tout les deux, on ne pourrait pas croire qu'il est aveugle quand il est avec Kafka. Elle alla prêt de la mer. Elle étala ses récoltes et les astiqua avec soin à l'aide de son châle et de l'eau. Ça lui apportait peu si son vêtement était trempé, il séchera au soleil! Cameron les lavait un par un et une fois son travail fini elle les ré-enveloppa dans son châle à présent tout mouillé. Elle retourna prêt des deux coquins et proposa quelques baies à Kakfa en les déposant sur le sable. Elle ouvrit ensuite une banane pour l'aveugle, elle la lui donna en souriant.

« Tiens, mange ça. Ça va bien te remplir l'estomac. »

Pour elle, elle piocha dans le tissu quelques framboises et mûres et les mâcha minutieusement. Bien qu'elle mourrait de faim elle préférait prendre soin d'eux. Cameron avait toujours aimé ça, d'aider son prochain.
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MessageSujet: Re: Wǒde hǎo māma...   Mar 26 Fév 2013 - 18:59

    C’est la première fois que j’entends cette voix. C’est donc la première fois que je croise cette femme sur l’île. Je souris timidement quand sa main remet en place mes cheveux et quand elle me sert tout contre elle. Je ne la connais absolument et pourtant … Je ne me méfis pas. Elle est si douce avec moi. Pourquoi je la repousserai ? Elle me demande gentiment si je veux aller manger quelque chose avec elle, mais je refuse. Sans méchanceté bien sûr. Je panique de plus en plus à cause de l’absence de Kafka, je dois le retrouver. Je ne serai pas tranquille avant. Un grand sourire se dessine sur mes lèvres quand elle me dit que nous retrouverons Kafka ensemble. Elle aurait très bien pu me laisser ici, à me débrouiller seul pour retrouver mon chien … Mais elle ne l’a pas fait. Elle prend ma main et je n’oppose aucune résistance. Je m’imagine beaucoup de scénarios et surtout les pires pour le sort de Kafka, pourtant j’ai le pressentiment qu’il va bien. Il est très curieux et malicieux, c’est tout à fait son genre de partir explorer. La plus part du temps il reste près de moi, mais aujourd’hui il s’est sûrement éloigné sans s’en rendre compte. Je ne saurai pas vraiment l’expliquer, mais dans le fond je sais qu’il n’est pas gravement blessé ou pire … Mort. Cependant, mes mains tremblent toujours un peu. Je serai serein uniquement quand nous l’aurons retrouvé. J’appelle Kafka de temps en temps pour le forcer à sortir de sa cachette, si bien sûr il m’entend. J’ignore depuis combien de temps nous nous sommes mis en marche, je ne peux même pas m’aider du soleil pour m’indiquer à peu près l’heure qu’il est.

    Le temps semble passer tellement lentement et pour moi une éternité vient de s’écouler, quand enfin j’entends ces aboiements si familiers et que Kafka me saute littéralement dessus. Je me mets à rire, je suis tellement soulagé. Je m’accroupis pour être à la hauteur de l’animal et je tends légèrement mes mains devant moi en appelant son prénom. Je sens son museau contre ma main et mon sourire s’agrandit. Je caresse son pelage tout doux, avant de poser ma tête contre son cou.

    - Tu m’as fait peur toi, tu ne t’éloignes plus jamais, comme ça ! Compris ?

    Oui je m’adresse à lui comme s’il me comprenait. Je sais que ce n’est pas le cas … Du moins, par les mots. Quand je lui parle il ne comprend pas, tout comme je n’entends que des aboiements quand il me « parle ». Néanmoins avec les animaux il y a bien d’autres moyens de se faire comprendre. Le comportement par exemple. Je ne vois pas Kafka, mais … Ce n’est pas facile à expliquer. C’est sûrement à cause de cette complicité qui nous lie depuis sept ans, que j’ai l’impression de si bien le comprendre. Il est tellement obéissant –à part quelques rares exceptions- que parfois, j’ai réellement l’impression qu’il comprend quand je lui parle, c’est amusant.

    Elle reprend ma main et encore une fois je ne résiste pas. J’ai l’impression de retrouver ma maman, toujours aux petits soins pour moi. Je ne lâche pas la main de cette femme durant tout le trajet du retour. Je pense qu’elle me ramène sur la plage … Enfin ce n’est qu’une supposition. Je sens la présence de Kafka devant moi et quand je le sens s’éloigner, je le rappelle à l’ordre. Je ne peux pas le voir de mes yeux, mais je le sens c’est tout. Je ne peux pas l’expliquer. Bientôt j’entends de nouveau le bruit des vagues au loin. J’avais raison, elle nous a ramené sur la plage. J’acquiesce d’un signe de tête, avant de m’assoir dans le sable et de la laisser s’éloigner pour laver le fruit, comme elle vient de le dire. Je joue avec Kafka en attendant qu’elle revienne. Heureusement que nous l’avons retrouvé, je ne réfère pas imaginer mon état, si ça n’avait pas été le cas. Je refuse de le perdre. J’ai déjà perdu la vue une fois … Si Kafka disparaissait ce serait un peu comme perdre mes yeux une seconde fois. Avec lui je me sens plus en sécurité. Par exemple, il marche toujours devant moi et s’il y a un obstacle il me prévient, enfin il ne fait pas que ça, mais la liste est longue. J’ai besoin de lui. Kafka est devenu indispensable à ma vie. Je tourne la tête vers la voix vient de s’adresser à moi, c’est encore cette femme. Je prends le fruit qu’elle me donne et le goûte avec un peu de prudence, avant de me rendre compte que c’est juste une simple banane. J’adore ça en plus. Je mange ne silence pendant quelques instants, cet incident et cette peur m’ont ouvert l’appétit. Puis je prends finalement la parole, le silence c’est trop pesant.

    - Merci ! Je veux dire … Tu m’as aidé à retrouver Kafka, je suis toujours perdu sans lui … Et merci aussi pour le fruit. Je ne peux pas aller m’en chercher moi-même, pourtant j’adore ça.

    Je regarde dans sa direction et je lui adresse un sourire. Enfin je regarde … Façon de parler. Disons que je me fie à sa voix pour savoir où elle est assise.

    - Moi c’est Byeong Heon et lui Kafka, mais ça je crois que tu l’auras compris. Et toi ? Tu t’appelles comment ? demandais-je, bien décidé à faire connaissance avec la bonne étoile qui s’occupe de moi depuis tout à l’heure.



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MessageSujet: Re: Wǒde hǎo māma...   Ven 1 Mar 2013 - 17:42

Un lourd silence s'était installé, très désagréable par ailleurs. Cameron dégustait quelques fruits qui traînaient dans le châle. Elle faisait attention de laisser les plus gros et les plus mures pour le jeune aveugle.

Elle esquissa un nouveau sourire en entendant les mots du petit garçon. Ça la touchait beaucoup qu'il lui dise ça. Elle prit alors une nouvelle banane et la pela pour la lui donner tout comme la première. Elle lui tapota ensuite gentiment la tête, venant ensuite, s'asseoir, prêt de lui.

« Si tu aimes ça manges en autant que tu veux! J'irais te chercher pleins de bananes si tu le souhaites. Rien ne me ferait plus plaisir que de te voir prendre du muscle! »

Il se retourna vers elle, il tentait certainement de la mettre à l'aise en la regardant sans la voir. Ses yeux étaient vides, ils étaient noirs et vides... Elle voulu poser ses mains sur ce fardeau qu'il devait porter au quotidien. Comment avait-on pu l'emmener ici? Elle baissa son regard. Il ne pouvait pas le voir qu'elle en était triste. Il ne pouvait pas la voir tout simplement. Il ne voyait pas ses cheveux courts et soignés malgré la situation, son chemiser en soie sale et déchiré par endroit, son tailleur qui lui arrivait au dessus des genoux, ni même ses escarpins qui allaient céder par tant de marche... Il ne pouvait alors soupçonner qui elle était. Pour lui, elle n'était juste qu'une voix. Une voix parmi tant d'autres.

Il eut le courage de se présenter le premier. Il s'appelait donc Byeong Byeon et comme elle s'en doutait; il était Coréen. Il lui demanda son nom en retour. Elle voyait déjà les innombrables questions qu'il allait poser, commençant tout d'abord par ses origines.

« Moi? Eh bien Byeong Heon, puis-je t'appeler Byeong? Pour ma part je m'appelle Cameron Xue. Pas très Coréen, n'est-ce pas? Je suis Américaine, Chinoise et Taiwainnaise... Un véritable mélange de culture! Ceci explique mon nom et mon prénom. Là, tu dois te demander pourquoi je parle aussi parfaitement ta langue maternelle. C'est une histoire bien longue... De vue, je ne suis pas inconnue. Mais bien malheureusement, tu ne peux le savoir. Je suis sénatrice, enfin je l'étais jusqu'à ici... Arrivée sur cette île via le crash d'avion, je ne peux pas vraiment exercer mes fonctions. Je m'éloigne beaucoup du sujet. »

Elle ria un peu, proposant une fraise à Byeong Byeon. Il en avait certainement rien à faire de son métier, de sa vie, des langues qu'elle parle... Mais la vie sociale de Cameron est réduite à rien ici et parler lui faisait du bien. Et peut-être qu'en discutant de tout et de rien ils parleront à un moment donné de quelque chose d'intéressant.

« Donc, je disais... Je parle le coréen parce que j'ai appris beaucoup de langues tout simplement! Petite, je parlais qu'anglais, mais très vite ma mère et mon père m'ont inculqué le mandarin! Vu que j'étais dans le bain de l'apprentissage je me suis permis d'apprendre encore le coréen à côté. Pourquoi cette langue? J'en sais rien... J'avais longuement hésité avec le japonais! De plus, à l'école et à l'université j'ai appris le français et l'espagnol. Pour tout te dire, je ne suis pas très douée en français ni en espagnol! "Yo soy Cameron", "Je suis Cameron" ... Argh! Mon accent n'est même pas bon! Et toi dis moi... Raconte moi! Tu aimerais faire quoi plus tard? Parce que, je parle, je parle et tu ne dis rien! »

Elle lui donna un petit coup de coude amical, se penchant ensuite pour caresser le chien.
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MessageSujet: Re: Wǒde hǎo māma...   Mar 5 Mar 2013 - 20:36

[list]Je finis avec appétit le fruit qu’elle vient de me donner. Elle m’aide à retrouver Kafka et en plus elle m’offre des fruits délicieux. Depuis que je suis sûr l’île je n’ai pas l’habitude de recevoir autant de gentillesse … À venant de Chin Hwa ou de Mei An. Elle aurait très bien pu me dire de me débrouiller à retrouver mon chien, mais elle est restée avec moi. J’ai envie de lui faire un gros câlin pour la remercier, mais ce serait peut-être déplacé ? Je la connais pas après tout … Je sais juste qu’elle est très gentille, je ne connais même pas son prénom. J’entends jute sa voix. Mais je pense qu’à partir d’aujourd’hui dès que j’entendrai cette voix, je sourirai, je la trouve rassurante … Peut-être que c’est parce qu’elle m’a aidé que je la pense si gentille, oui, c’est à cause de ça. Mais si elle m’a aidé c’est qu’elle l’est vraiment … Gentille. Je prends le deuxième fruit qu’elle me tend, je tourne la tête vers elle, enfin je me fie à sa voix, et je lui souris à nouveau. Je lui donne mon prénom et sans attendre je lui demande le siens, j’écoute aussi son petit monologue qui me fait sourire. Si elle est aussi bavarde que moi, on risque de très bien s’entendre. En effet je me suis posé tout pleins de question en entend son nom et son prénom, tout sauf coréen et Cameron répond bien à mes interrogations.

- Cameron … répétais-je un peu maladroitement, je crois que j’ai écorché son prénom, je me mords la lèvre, c’est la première fois que je rencontre quelqu’un qui n’a pas un prénom coréen.

Et c’est vrai … Je n’ai jamais rencontré de personne avec un prénom occidental dans mes dix-sept années de vie. Des prénoms japonais, chinois, oui, mais jamais américains, français ou que sais-je encore. J’écoute tout ce qu’elle me raconte. Sénatrice … Je ne sais pas vraiment en quoi cela consiste, mais on dirait un poste important. Je mange la fraise qu’elle me donne, ces fruits sont vraiment bons, j’aimerai pouvoir aller m’en chercher moi-même, mais je ne peux pas … Heureusement Cameron a dit qu’elle le ferait pour moi … Je ne voudrais pas l’embêter tout de même. Un peu admiratif je lui demande …

- Ow … Tu parles toutes ces langues ? Je connais un peu d’anglais … Mais pas beaucoup, car après mes neufs ans j’ai arrêté d’aller dans une école … Normale. Je suivais des cours adaptés à mon handicap.
Pourtant j’aime beaucoup les langues étrangères … Je n’aurais jamais la possibilité d’en apprendre, si je reste ici. Ensuite elle me demande de parler de moi … Hum … Qu’est-ce que je pourrais lui dire, qui ne la fera pas mourir d’ennuie ?

- Moi … Et bien je suis né en Corée à Séoul dans la capitale. Je n’ai jamais quitté la Corée, pourtant j’aurai beaucoup aimé voir d’autres pays. Maintenant je ne peux plus voir grand-chose … D’ailleurs, je ne suis pas né avec ce handicap. J’ai eu un accident quand j’avais neuf ans …

Je m’arrête quelques secondes dans mon récit. Je ne suis pas du genre à étaler mon malheur devant les autres et je parle très peu de mon handicap, à part si on me pose des questions. Mais même en temps normal, je n’aime pas spécialement me rappeler de mon accident. Cependant … J’ai le sentiment que je peux faire confiance à Cameron. Lui en parle ne me tuera pas et me fera peut-être même du bien, que quelqu’un ici sache … Alors je continue. Néanmoins, je sais ce qu’il se passera si je me plonge encore dans ces souvenirs, je vais me mettre à pleurer. Les médecins ont dit qu’à cause d’un traumatisme j’aurai du mal à en parler. Peut-être pendant toute ma vie ou alors cela me passera avec le temps.

- J’ai eu un accident de voiture avec mon père … Il s’en est sorti sans rien, mais moi je suis resté dans le coma pendant un peu plus de deux mois et je me suis réveillé … Aveugle. À cause d’un choc dans mon cerveau ou je ne sais pas trop quoi … Je n’ai jamais vraiment compris le langage des médecins …

Je serre mes jambes contre ma poitrine pour empêcher mes mains de trembler, mais je n’arrive pas à empêcher une larme de couler sur ma joue. Quand j’y repense, je ressens à nouveau cette peur, que j’ai ressentie pendant l’accident, même si je m’en souviens très mal et que ça me revient souvent par flash. Je frotte mes yeux pour faire partir les larmes, je pleure toujours quand je parle de ça, mais je ne veux pas plomber l’ambiance.

- Enfin … Maintenant on n’y peut pas grand-chose, je ne recouvrerai jamais la vue et … Je ne sais pas ce que je voudrai faire plus tard. Je voulais devenir dessinateur quand j’étais petit, je dessinais beaucoup. Depuis que je suis aveugle je ne peux plus …


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MessageSujet: Re: Wǒde hǎo māma...   Dim 10 Mar 2013 - 18:39


Cameron lui offrait quelques fruits durant son discours. Elle souriait, faisait la grimmace, baissait les yeux, hochait la tête. Elle réagissait à chaque mot! Byeong Heon ne pouvait pas le voir, à son grand malheur.

Il était mignon ce jeune homme... Lui et son histoire triste, lui et son air enfantin.

C'est vrai, son histoire est bien triste... Cameron est bien loin d'avoir vécu quelque chose d'aussi dramatique. Elle ne connait pas le sens du mot "drame". Sa vie n'avait été qu'un conte de fée jusqu'à présent.

« Ton handicap... »

Elle avait murmuré ce mot lorsque, lui, l'avait pronnoncé en premier. Elle ne pouvait pas savoir si il l'avait entendu, une personne aveugle devait certainement avoir développé ses autres sens et donc, lui, contrairement aux autres, peut entendre les murmures, non?

Il lui raconta ce moment terrible de sa vie, en balbutiant. Il avait les larmes aux yeux. Cameron ne pût s'empêcher de le prendre dans ses bras et de le serrer plus fort. Elle lui passa une framboise sous le nez et la lui donna à manger. Il devait penser à autre chose. Elle ne voulait pas le voir pleurer. Mais tout les sujets de conversations peuvent remonter à l'aveuglisme. Tout les sujets remontent à n'importe quoi. Peut être qu'il fallait partir du sens inverse...

« En effet Byun Byeon, tu n'y peux rien! Ce n'est pas ta faute si tu es aveugle... Et tu n'en n'es pas différent pour autant. L'égalité est une notion importante, qu'importe le statut de la personne. Tu sais, en tant que femme politique, je me dois de te dire ça. Je dois le clamer sur tout les toits! L'égalité! C'est la notion la plus importante au monde... Et désormais, tu dois être le premier à le prouver. Pour moi tu es un petit -je trouve que tu as une bouille d'enfant, c'est adorable- garçon comme les autres et comme les filles. Waow... Tu as vu? Tu as réveillé mon instinct de sénatrice... »

Elle ria de bon coeur, caressant d'une façon maternel l'épaule du Coréen avec son pouce.

« Je crois que ce que je viens de débiter n'a aucun rapport avec ta peine... La tristesse d'un moment particulier... On ne peut pas la soigner. Je n'ai jamais connu ça... Je n'ai jamais vécu de traumatisme. Je suis incapable de te comprendre et je suis obligée de partir sur une autre raison! Rha... Je suis une idiote, n'est-ce pas? »

Elle continua de rire, embrassant ensuite le front de Byun Byeon avec tendresse.

« Bon, continuons de manger. »
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MessageSujet: Re: Wǒde hǎo māma...   Jeu 14 Mar 2013 - 14:35

    J’essuie une dernière larme de ma joue. C’est toujours comme cela quand j’évoque mon accident et mon handicap. D’après les médecins c’est à cause d’un traumatisme et pleins d’autres mots étranges. Tout ce que je sais, c’est que je réagis toujours comme cela quand j’en parle et qu’il y a deux solutions ; soit cela passera avec le temps ou alors j’aurai toujours les larmes aux yeux en dévoilant cet épisode de ma vie. Personnellement j’espère que cela passera. Déjà que je passe pour un faible, si je me mets à pleurer en parlant de mon handicap … Je n’aime pas pleurer devant les autres et pourtant cela m’arrive très souvent. Alors, je voudrai pouvoir parler de cela sans finir en larme. Je l’entends répéter un mot que j’ai moi-même prononcé, elle l’a murmuré mais j’ai entendu. Peut-être parce qu’elle est toute proche ou alors parce qu’à défaut d’avoir perdu la vue mes autres sens sont plus développés. C’est sûrement l’un des seuls avantages d’avoir perdu l’un des cinq sens. Cameron me prend dans ses bras et je souris timidement. Ma maman avait l’habitude de me prendre dans ses bras de cette manière lorsque je pleurais ou que j’allais mal. Ma famille me manque énormément, même si ici j’ai rencontré des amis précieux, cela suffit maintenant, je veux rentrer à Séoul.

    J’ai droit à un petit discours sur l’égalité de la part de Cameron, ce qui me fait gentiment sourire. Pourtant … Je suis quand même un peu différent. Enfin moi, c’est comme cela que je vois les choses. Même à l’école j’étais dans une classe différente et spécial, c’est bien que je suis … Différent. Je n’aime pas cette différence, j’essaie d’être comme les autres, mais il y a tellement de choses que je ne peux pas faire que je n’arrive pas à penser autrement.

    - Non tu n’es pas idiote … Dans un sens, c’est mieux qu’aucun traumatisme du genre ne te sois arrivé. Ce n’est vraiment pas drôle à vivre et je ne le souhaite à personne …

    Perdre un de cinq sens … Je crois que c’est l’une des pires séquelles après un accident. Après la mort, quoique … Parfois je ne sais pas ce qui vaudrait mieux. Je suis heureux d’avoir survécu à cet accident de voiture, mais parfois ma cécité m’handicape vraiment.

    - Dis … Tu es nées en Amérique, c’est comment là-bas ? C’est différent de la Corée ? J’aimerai beaucoup voyager, même si je ne pourrais voir aucun paysage, rien que d’aller dans un pays étranger et d’entendre d’autres langues, rencontrer d’autres personnes c’est chouette !

    Voyager c’est vraiment chouette … Le dernier voyage que j’ai fait c’est pour débarquer ici. C’était censé être un voyage scolaire mémorable et à la place … Je déteste vraiment ceux qui nous ont emmenés ici. Peut-être qu’ils ont une raison valable, mais même avec une excuse … On n’enferme pas les gens contre leur gré ? Nous ne sommes pas réellement enfermés, mais gardés prisonniers … C’est du pareille au même.

    Spoiler:
     



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